Framavox
February 22nd, 2019 08:25

Tournage documentaire à LaboGN 2019 ?

Aurélie M
Aurélie M Public Seen by 65

[Pour plus de clarté, je replace ici des fragments de discussions qui ont eu lieu sur d'autres fils. N'hésitez pas à compléter si j'en ai oublié ; et à régir ici pour avancer ensemble sur la question de Morgane : Est-il possible de venir filmer LaboGN 2019 pour un documentaire ?]

Aurélie M

Aurélie M February 22nd, 2019 08:25

Message de @morganedocumentair , le jeudi 7 février :

"Bonsoir à tous, J'ai contacté Lucie Chpt qui m'a renvoyée vers ce site. Dans le cadre de mon documentaire sur le jeu de rôle, je souhaiterais venir au Labo-GN 2019 afin de filmer les ateliers, jeux de rôles mis en place et autres échanges. Je pense que cet événement est très intéressant pour mon film qui met en regard le jeu de rôle du point de vue de la créativité mais aussi de tout ce qui est mis en place dans la communauté pour faire avancer cette pratique. Par ailleurs, j'ai bien compris qu'il faut participer à la semaine complète et qu'il faut s'investir dans l'échange et les activités d'autogestion. GNiste et rôliste encore débutante, cette semaine m'intéresse aussi personnellement.

J'ai donc deux questions :

-Est-il possible de venir filmer sur place ?

-Serait-il possible d'ajouter une partie concernant directement ce documentaire dans l'autorisation de droits à l'image ?

Voici la page facebook du projet de film : https://www.facebook.com/MorganeDeboomDocumentaire/?modal=admin_todo_tour
"

Aurélie M

Aurélie M February 22nd, 2019 08:28

Message de @romainferet1 , en réponse à Morgane documentaire · vendredi 8 février

"@morganedocumentair : Avant toutes choses bienvenu ici. Pour avoir eut à titre personnel l'occasion de te croiser plusieurs fois à l'oeuvre pour la réalisation de ce documentaire je suis encore plus formel sur le fait que vos intentions et ce que vous portez par ce projet est une chance pour la communauté gnistique en France.

J'imagine que tu n'ignore pas que nous avions déjà débattu ici de la possibilité de la venue d'une équipe vidéo de Live Multiverse (dont j'imagine tu aurais fait partie) pour faire un reportage sur une partie du séjour.

Le contexte était alors différent :

Les inscriptions avais déjà été lancés et l'idée d'imposer la présence d'une équipe de tournage d'un documentaire aux participants alors qu'ils n'en avaient pas été avertis préalablement à leur inscription était à mes yeux (comme aux yeux d'autres personnes) problématiques.
    Ce problème ne se pose plus aujourd'hui vu que les inscriptions ne sont pas encore lancés mais en effet il faut réfléchir à ce sujet dès maintenant (je ferais mes propositions dans le thread que vas lancer @saki ).
Un séjour à LaboGN est une expérience à vivre plus qu'un événement, une bulle éphémère d'intimité et de bienveillance que nous construisons un peu hors du monde et hors du temps. A ce titre la politique de LaboGN à toujours été de ne pas accepter de visiteurs "extérieurs" pendant l'événement (il y avais déjà eut le cas d'amis de participants qui désiraient passer une soirée qui avais été refusé il y à 2 ou 3 ans). Cela n’empêche pas d'aller rencontrer des gens hors du site, mais le site est un peu le "sanctuaire" réservé aux seuls participants, en tout cas c'est comme ça que je le vois. Du coup la venue d'une équipe de tournage sur une ou 2 journées était totalement incompatible avec notre vision.
    Ce problème ne se pose pas non plus aujourd'hui si tu viens l'intégralité du séjour.

Toutefois j'avais également émis des réserves sur l’intérêt "visuel" de LaboGN (surtout vis à vis d'autres événements, à l'époque je vous avais croisé sur des GNs avec un accent mis sur le visuel, "l'illusion à 360°" ce qui faussias peut-être aussi ma vision) :

[...] Autant je suis convaincu qu'en tant qu'individu, participer à LaboGN leur apporterai quelque chose, autant j'ai des doutes quant au fait que cela puisse vraiment apporter à leur projet de films/documentaires commencé cette année. Avec les contraintes de leur tour de France entamé cette année (rarement plus de 2 jours au même endroit pour couvrir le maximum d'événements) l'adéquation est frappante. Dans l'hypothèse où ils désireraient participer toute la semaine l'an prochain pour pouvoir faire leur reportage je reste septique quant à l’intérêt de celui-ci même avec beaucoup de bienveillance et de qualité dans sa réalisation : Ce que nous construisons à laboGN est éphémère et souvent beaucoup moins visuel que les événements où ils se déplacent pour faire des prises de vues, leur reportage parlerais probablement aux (futurs :p)-anciens participants, un peu comme un film souvenir de vacances, mais resterais pour moi probablement en grande partie hermétique a leur public. [...] -- Romain 30/07/2018

Ces réserves demeurent inchangés, je doute quant au fait que tu pourra tirer de LaboGN autant de "matériau exploitable" que tu le désire et je pense que tu retirera probablement plus de ton expérience à LaboGN à titre personnel que pour l'avancé de ton projet. Après je ne dit pas cela pour te décourager, ce n'est que mon sentiment perso et pour connaitre un peu cet événement il était important pour moi de t'en faire part. De toutes façons le meilleur moyen d'en être sur reste d'essayer."

Aurélie M

Aurélie M February 22nd, 2019 08:29

Message de @morganedocumentair , en réponse à Romain Féret ·vendredi 8 février

"Salut Romain, Alors je comprends tout à fait tes réserves.

Premièrement, la communication de LiveMultiverse, je dois le dire, n'était pas bonne. Et il est très important pour moi de bien distinguer le tour de France de l'année dernière et ma démarche de réalisation. CE N'EST PAS un documentaire commun avec LiveMultiverse. D'où le problème de communication que je paye encore aujourd'hui.

C'est un film que je réalise seule et qui est à ma seule initiative. J'espère juste avoir l'aide d'une société de production pour la suite mais quant à la collaboraiton avec LiveMultiverse, le tour de France était une opportunité pour moi de rencontrer des membres de la communauté et de faire avancer l'écriture du film. Au final, je ne pense pas que les interviews filmés cet été auront leur place dans le film. Un chaîne youtube est prévue.

Pour Labo-GN 2018, ce n'était donc pas "l'équipe de LiveMultiverse" mais moi en tant que vidéaste qui les avais rejoint sur un projet commun. Et pour le coup, j'aurais filmé pour le documentaire. Finalement, je pense que c'est bien mieux que je vienne dans d'autres circonstances et après un temps de réflexion sur le film.

Concernant "l'aspect visuel", parles-tu de montages que tu aurais vu ou des événements où tu m'as croisé ?

En tout cas, si je m'intéresse à Labo-GN, c'est bien pour intégrer cette "bulle" dans le documentaire, un espace-temps particulier où l'on fait avancer ensemble la pratique et où les membres créent des liens. Evidemment, le film n'étant pas centré sur Labo-GN, je ne pourrai pas y consacrer trop de temps dans le montage mais il n'est pas question de poser quelques images illustratives et de passer à autre chose. Les teaser que j'ai pu faire ne sont pas représentatifs. Le teaser est fait pour attirer. C'est pour cela que j'ai mis du rythme, de la musique etc. Mais la parole aura une grande importance dans le film, ainsi que l'humain. Et même les séquences de GN seront montées de façon à entrer dans le jeu, dans des intrigues. Pour ces séquences GN, la vidéo que j'ai montée sur les Contes de la Brume se rapproche déjà un peu plus de ce que je veux faire (malgré ses défauts)."

Aurélie M

Aurélie M February 22nd, 2019 08:39

Bonjour à tous.

Pour reprendre la formulation de Romain, LaboGN est "une bulle éphémère d'intimité et de bienveillance que nous construisons un peu hors du monde et hors du temps". Si je n'ai aucun problème avec la prise de photos dans un cadre privé entre participants, la possibilité d'être filmée, et d'autant plus que ce film soit public me dérange à titre personnel ; et me semble incompatible avec la notion d'intimité.

Pour avoir échangé avec plusieurs participants potentiels, la probabilité d'être filmé a sur nous un effet négatif sur le lâcher prise et la spontanéité (dans les moments de vie comme dans les échanges, tables rondes...). Or ce sont pour moi des ingrédients de LaboGN auxquels je ne suis pas prête à renoncer.

Mathieu Labiche

Mathieu Labiche February 22nd, 2019 10:05

LaboGN est composé d'espaces et de temps assez différents les uns des autres.
Il y a des espaces de vie commune, des espaces de vie privée, des espaces de travail, des espaces de jeu.
Il y a des temps d'expérimentation, des temps pour le GN, des temps de vie en communauté, des temps de repos, des temps de fête.

Si je comprends que cela puisse grandement faciliter la création du documentaire, demander à chacun et chacune d'accepter de pouvoir être filmé, à l'avance, pour un documentaire public, pour l'ensemble des espaces et des temps, me semble un peu intrusif.

Il serait intéressant je crois de définir un périmètre plus restreint que tout LaboGN. Quels seraient les moments importants pour le documentaire ? Les moments de travail et de jeu ? Les moments de vie commune ? Les moments de fête ? Quels seraient ceux pour lesquels il serait plus facile de demander des autorisations ? Cela permettrait de réfléchir à des solutions les plus appropriées possibles, pour que réaliser le documentaire ne soit pas trop complexe, tout en respectant l'intimité des participants et participantes.

MD

Morgane documentaire February 22nd, 2019 14:02

Je comprends vos réserves. Comme dit Mathieu, cela pourrait se prévoir en amont.
Pour le film, j'aimerais que l'on puisse percevoir cette bulle (à travers la cérémonie d'ouverture, les moments de vie collective, les moments de réflexion ensemble), et surtout j'aimerais filmer une table ronde, des ateliers consacrés à l'écriture et l'organisation de GN, j'aimerais aussi filmer un ou deux GN/jeu(x) expérimentaux, s'il y en a. Peut-être une conférence, s'il y en a une cette année.
Ne connaissant pas le programme, je ne peux pas être plus précise.

Mais peut-être est-il possible aussi de garder la liberté, sur place, d'accepter ou de refuser qu'un atelier soit filmé(e), ou juste une personne faisant partie de l'atelier. De même, si un atelier démarre alors que je filme, il sera toujours possible durant la séance de me demander d'arrêter. Il sera aussi possible pour quelqu'un de demander, après coup, de ne pas diffuser un passage précis. C'est juste que si je sais avant de filmer, c'est plus facile d'éviter un visage, etc.

En tout cas, il est clair que je ne pourrai pas me permettre de venir pour finalement ne rien filmer.
Mais pour moi, LaboGN reste important et très pertinent pour parler de la communauté du jeu de rôle.

Important : Je pense que le film ne pourra pas intégrer plus de 15mn de LaboGN (et cela me paraît déjà large). Je ne pourrai donc pas tout garder ni même tout filmer. Cela peut peut-être rassurer certains.

A la limite, serait-il envisageable de prendre un temps, à l'ouverture de LaboGN, pour créer un dialogue sur le film ? Cela permettrait à ceux qui ont des réserves d'en parler. De mon côté, je pourrai donc écouter et répondre de façon à instaurer un contrat de confiance.
Comme dit au-dessus, même si j'ai filmé une situation que vous souhaitez garder privée, vous pouvez venir me le dire. Je ne souhaite pas mettre dans le montage du film quelque-chose qui porte préjudice à quelqu'un. Egalement, je ne fais pas du spectaculaire. Je fonctionne par empathie, et moi-même je fais attention à ce qui est diffusé de moi.
Et, avant le montage final, je peux m'engager à montrer la séquence sur LaboGN aux personnes filmées. Cela permettra à chacun de valider ou de contester l'utilisation de son image et de sa voix.

Jarim Lafourche

Jarim Lafourche February 23rd, 2019 10:53

Lors du tout premier LaboGN, il y avait une personne (je me souviens plus de son nom) qui avait filmé dans un but plus perso il me semble, mais il s'agissait aussi d'une étude (Lucie, tu pourrais peut-être confirmer). Avant de filmer un atelier ou un jeu, il demandait à tous les participants si c'était possible ou non.
J'imagine que ce ne sera pas pour les trucs fermés que tu auras des soucis, tu arriveras à faire des images. Par contre pour les trucs plus globaux, ça risque d'être un peu plus complexe, car faut l'accord de toutes les personnes présentes.
Après, est-il possible d'envisager de flouter si jamais tu as des images de personnes qui ne veulent pas être filmé ?
C'est une question qu'on peut envisager de poser dès maintenant, mais sans tes explications, les gens risquent de prendre peur, et il risque d'y avoir beaucoup plus de refus que si les participants comprennent réellement ton but.
Dans tous les cas, ajouté un moment d'échange en début de séjour me semble une bonne idée et même très intéressant, car cela peut aussi déboucher sur une discussion sur l'image du GN plus globalement.

Lucie Chpt

Lucie Chpt February 25th, 2019 09:36

Je pense que tu parles de Damien lors de la première édition, je me rappelle juste qu'il avait filmé Sarabande, je ne me rappelle pas qu'il ait filmé des moments collectifs. Je pense que la réserve d'Aurélie est à prendre en compte. Peut-être que sur cette question ça vaudrait le coup de faire un sondage public/un débat sur FB pour sonder les pour et les contre ? Pour que les participant·e·s puissent donner leur assentiment en toute connaissance de cause il faudrait leur donner des éléments sur le contenu global du documentaire et son mode de diffusion. L'année dernière Julien a filmé des interviews de participant·e·s, je ne sais pas s'il a filmé d'autres éléments de LaboGN ?

Romain Féret

Romain Féret February 25th, 2019 10:24

Je pense qu'il ne s'agissais que d'interviews pour Julien. Les autres films que j'ai pu voir réalisés étaient dans le cadre des jeux (exemple : perso vidéaste sur "La Boom").

Romain Féret

Romain Féret February 25th, 2019 11:02

Je pense que l'idée de proposer un espace de dialogue au sujet de ton projet au début de LaboGN ne peut être une initiative que bénéfique qui pourrais rassurer les personnes qui ne serais peut-être pas à l'aise avec cette idée.

Mathieu Labiche

Mathieu Labiche February 25th, 2019 16:38

En sondant et en expliquant ce que tu souhaites faire en amont de LaboGN, et en prévoyant un moment en tout début de semaine pour expliquer ta démarche, j'ai assez peu de doute sur le fait que tu puisses avoir assez de personnes qui acceptent d'être filmées dans le cadre d'ateliers, de jeux ou de conférences.

Julien Mad Maker

Julien Mad Maker February 26th, 2019 07:56

Pour ma part effectivement c’était des interviews posés tranquilles dans un coin de Labo GN, pas pendant les ateliers. (Et pour ceux qui demanderaient, je n’ai pas encore eu le temps de compiler ces vidéos... manque de temps, véritable drame personnel )

NAD

Nadia Alienor Dhels February 26th, 2019 09:23

Il faut faire attention à la pression sociale aussi dans ces cas-là...

Marie Musicaa

Marie Musicaa February 26th, 2019 12:10

Hello

De l'extérieur, je peux trouver intéressante l'idée d'un reportage sur LaboGn.
De l'intérieur ... c'est autre chose.

L'an dernier, mon 1er LaboGn.
Premier atelier auquel je participe : Table ronde sur "Nos corps de GNistes".
Nous évoquons nos difficultés, les discriminations que nous vivons, nos rapports avec ce véhicule intime qui nous transporte.
Je n'aurais sans doute pris la parole en présence d'une caméra que pour pour la partie où j'ai proposé des pistes de réflexion, des lectures liées au travail du comédien.
Je n'aurais pas témoigné de mon vécu, des problématiques que j'avais traversé et des solutions que j'avais trouvé. Ce qui aurait été dommage car j'ai eu des retours intéressants qui m'ont fait envisager certaines choses sous un autre angle et certaines de mes "solutions" ont peut-être pu aider d'autres laborantins.

A la fin de la semaine, j'ai réalisé que ce que j'avais préféré sur le LaboGN, c'était cette occasion de lâcher prise dans un cadre safe et bienveillant, qui rend les échanges entre les personnes bien plus fluides que dans nos vies quotidiennes, et qui nous émule pour des meilleures expériences de jeu.
Je n'aurais pas vécu ces jeux de la même manière si je les avais joués dans d'autres circonstances.
Bref, personnellement, je ne souhaite garder de traces de cela que dans la mémoire de celleux qui en sont acteurs/trices et je crains que l'idée d'une trace ( vidéo, photo, audio) ne me dépossède de cette ambiance du fait de ma propre censure sur mon comportement.

Alors filmer certains jeux/ rassemblements/ moments , pourquoi pas, mais j'ai besoin que ça soit cadré au préalable et que ce soit dans les conditions de participation des jeux/ateliers/moments dès l'édition du programme car si je le sais j'aurais le choix de m'y inscrire ou pas.
Je suis prête à renoncer à des thématiques qui m'intéressent pour ma liberté de ne pas apparaître dans le reportage, mais je ne veux pas renoncer à toute intimité et échange du fait de la présence potentielle d'un média qui enregistre. J'aurais l'impression d'être dans une téléréalité ( ce que j'exècre )

Voilà pour mon ressenti, désolé Morgane, j'imagine que ce n'est pas comme cela que tu envisages les choses ( ce que je lis de tes interventions semblent bienveillant et censé ) et j'espère qu'on arrivera à trouver un terrain d'exploration commun sans que ça devienne trop lourd à gérer pour toi niveau logistique :)

Romain Féret

Romain Féret February 26th, 2019 13:51

Oui, c'est un risque qu'il faut éviter par tous les outils possibles à notre disposition.

Une proposition à titre d'exemple : Lorsque l'on demande si cela gène les participants présents à une activité d'y capter un média, plutôt que demander aux participants de le déclarer "publiquement" devant les autres participants (ce qui comporte des risques de pression sociale), leur faire fermer les yeux et leur demander leur désaccord avec la demande de captation de média lors de cette activité en levant la main. Ainsi, si au moins une personne est en désaccord avec la captation du média, hors la personne responsable de sa captation personne ne sera qui s'y est opposé. Je pense que ce type de procédé limite les risques de pression sociale et d'être plus attentif à la volonté de tous. En effet malgré tous les discours incitant les participants à exprimer en confiance leur ressenti et leur envie, il y à mon sens un risque de biais psychologique assez évident : il est plus difficile d'être la seule personne à refuser une captation de média (ou plus généralement de ce mettre en porte-à-faux face à ce qui semble faire un consensus collectif) que d'exprimer ce refus en ignorant si on est ou non la seule personne à le faire.

Idée d'amélioration de la première créer 2 signes (exemples : bras levé et main ouverte, bras levé et poing fermé), l'un signifiant que l'on est OK pour qu'un média soit capté lors de l'activité mais que l'on ne désire pas apparaître dessus, l'autre signifiant que l'on désire que la captation n'ai pas lieu (parce qu'on estime que cela est incompatible avec la tenue de l'activité dans des conditions optimales, par exemple).

Je sais que parmi le collège dirigent de LaboGN des gens beaucoup plus habitués à l'usage et la conception du genre d'outils de facilitation, je ne fait donc ici ces propositions qu'à titre d'exemple et elles sont probablement perfectibles.

Céssil

Céssil February 28th, 2019 11:06

@mariemusicaa Pour le son, on fait comme en vue pas note, s'en servir comme dictaphone,enregistrer pour diffusion publique, enregistrer pour refaire un contre rendu plus tard. L'année dernière, il y avait eu une table ronde , la discussion avait à priori était intéressante mais il n'y avait eu aucune trace, d'où la proposition d'enregistrer.

Romain Féret

Romain Féret February 28th, 2019 11:59

(Petite aparté parce que l'on s'écarte du sujet du documentaire)
Pour avoir récemment été amené à superviser les enregistrements audio à une convention où l'on m'a remonter que le consentement n'avais pas été demandé explicitement aux participants pour ces enregistrements et que cela pouvais potentiellement être problématique pour certains je pense qu'il faut être vigilent au respect de la volonté de tous y compris pour les enregistrements pris au dictaphone.

MD

Morgane documentaire February 28th, 2019 14:32

Pardon pour le temps de réponse, j'ai loupé plein de commentaires alors que je suis venue plusieurs fois vérifier de potentielles réponses. Pas compris pourquoi.

L'idée de faire un groupe facebook pour en discuter peut être positif. Je comprends que l'on puisse se sentir coincé par la présence d'une caméra (j’exècre également l'aspect téléréalité, par ailleurs). Pour répondre à la question du floutage : dans tous les cas, je respecte la demande de ne pas apparaître à l'image. Le floutage serait vraiment un dernier recours si le passage est extrêmement intéressant et que je n'ai pas d'autre image à mettre dessus. Je préfère juste utiliser d'autres moyens que le floutage. Les plans de coupe peuvent notamment servir à ça. Dans le cas d'une réunion ou d'un atelier, il suffit d'avoir des plans sur des gens qui écoutent, ou autres. Ou simplement ne pas utiliser le passage où la personne parle.
J'ai déjà eu à filmer dans une classe d'école primaire en évitant certains visages. J'ai fait de même, dernièrement, pour filmer une réunion des Enfants de Pandore (Romain pourra attester !). Nous pourrons donc faire en sorte de demander l'accord de chacun.e pour être filmé ou pour qu'un atelier soit filmé. C'est vrai que si on en parle avant d'être sur place, ça pourra permettre de mieux prévoir les possibilités de tournage et permettre aux gens de soit se préparer à l'idée, soit émettre des réserves, soit refuser catégoriquement...
J'espère juste pouvoir tirer des choses vraiment intéressantes car mon but n'est pas de montrer un événement de loin mais de montrer une communauté qui s'interroge et qui évolue. En tout cas, j'ose croire qu'un atelier d'écriture ne devrait pas poser trop de problème.

J'ai envie d'ajouter que je suis allée aux rencontres de la FédéGN de cette année pour cette même raison et j'ai pu filmer une table ronde très intéressante sur la question de la sécurité émotionnelle. Malheureusement, ma carte SD a "disparue". Je ne sais pas si c'est la table ronde ou un autre moment du séjour qui a dérangé. Quoiqu'il en soit, je n'aurais jamais fait mauvais usage de ce que j'avais filmé et si la personne qui avait été dérangée par l'enregistrement m'en avait parlé, j'aurais respecté sa demande, même si elle avait signé auparavant un document de cession à l'image.

MD

Morgane documentaire February 28th, 2019 14:45

Je mets régulièrement les avancées du projets documentaire (pas "reportage" ;) ), ici :
https://www.facebook.com/MorganeDeboomDocumentaire/?modal=admin_todo_tour

Voici également la page de mon blog où vous trouverez le synopsis :
https://morganedeboom.blogspot.com/2018/05/projet-en-cours-les-chroniques-de.html
Je tiens à dire que je dois totalement refaire le teaser car il ne correspond plus à ce que je veux réellement faire. Disons qu'il donne quelques pistes.

MD

Morgane documentaire February 28th, 2019 15:23

Autre question : serait-il possible d'utiliser des photos de LaboGN (visibles sur votre site) pour communiquer sur le documentaire ? Les images me permettent de donner un visuel à ce que j'explique du film. C'est plus parlant.
Comme je pars du principe que LaboGN aura une place dans le film.

Romain Féret

Romain Féret February 28th, 2019 16:35

Je pense que l'accord reviens principalement aux personnes concernés présentes sur les photos que tu désire utiliser (et si ces photos comportent des créations originales reconnaissables ou tout autre élément visuel spécifique liés au contexte ou à l'activité ou elles ont étés prise, à leur(s) organisat·eur·rice·s, mais ce cas est très rare).

Une bonne première étape serais donc de nous lister ici les photos que tu désire utiliser.

MD

Morgane documentaire March 1st, 2019 13:12

Pour les photos, sur ce lien donc : https://www.labogn.org/%C3%A9ditions-pass%C3%A9es/ .

3 photos :

1-La deuxième au milieu
>2 jeunes hommes écrivent penchés (on ne voit pas trop leur visage)

2-celle toute en bas à gauche en n et b
>Du monde assis et sourient. (Les deux personnes au premier plan sont les plus susceptibles d'être reconnues),

3-la photo à la droite de celle-ci
>les gens autour d'une table, dehors (on a surtout le visage de celui au fond en rouge)

Bon, quand je dis qu'on ne voit pas trop les visage, j'admets qu'on voit une partie. Quand je filme, si quelqu'un ne veut pas être à l'image, il sera soit hors-champ, soit de dos, soit dans un vrai flou.

Céssil

Céssil March 2nd, 2019 13:14

je propose que la liste des personnes présentes sur les photos se fasse sur le drive et pas dans l'espace publique

O

Oaken March 2nd, 2019 16:18

Ho, jeune homme, je ne le suis plus ^ Sur la première photo, des deux qui écrivent, je suis ok. Je ne me prononce pas pour mon collègue.

A

Alexandre March 3rd, 2019 09:46

Bonjour, je prends part tardivement à la discussion.
En introduction, sachez que je n'ai pas cotisé pour faire partie du collège dirigeant, je ne sais pas si je vais le faire ou non et je ne sais pas si je vais participer à LaboGN cette année ou non.
Ce que je sais, c'est que si je fais partie du collège dirigeant, je mettrai mon veto à ce qu'un documentaire soit réalisé pendant LaboGN.

Je lis tous les arguments qui vont dans le sens de Morgane et je ne mets pas en doute ses intentions bienveillantes et ses qualités de vidéaste. Ce qui me fait réagir aussi radicalement, c'est que je sais que pour moi, l'expérience LaboGN n'est possible que parce que je suis dans un cadre où je ne me sens pas jugé. Et je ne me sens pas jugé parce qu'il y a une espèce de contrat entre les laborantins qui fait que l'on ne se sent pas jugé. C'est ce qui ressort de tous les témoignages que j'ai pu lire sur LaboGN depuis que je connais cet événement, et ce contrat fonctionne parce qu'on est tous impliqués au même niveau dans le respect de ce contrat.
Ce n'est pas du tout la même chose avec ce qui peut se passer pour un public de documentaire ou de quelque autre support que ce soit.

La caméra de Julien ne m'a pas dérangé l'an dernier car il ne filmait que des gens à qui il avait demandé expressément s'ils étaient d'accord, et ça n'impliquait personne d'autre. Pendant l'événement, si je prends part à un atelier ou un jeu où Morgane sera présente avec sa caméra, soit je le saurai en amont et je ne m'y inscrirai pas, soit je le saurai au démarrage et ce sera pénible pour moi de demander le retrait de la caméra car je n'aime pas frustrer les gens et que si tout le monde est d'accord, ça va me mettre en porte-à-faux.

Je ne vois pas dans quel scénario la présence d'une caméra ne représenterait pas une limite à ma liberté ou à celle des autres. Et je ne viens pas à LaboGN pour être confronté aux limites de liberté. J'en fais suffisamment l'expérience le reste de l'année.

(je ne comprends pas pourquoi tant de gens veulent filmer LaboGN alors qu'il y a plein d'autres choses à faire avec une caméra à LaboGN, comme par exemple proposer des ateliers filmés ou un GN qui serait écrit pour être filmé. Ca me paraît beaucoup plus pertinent qu'un documentaire sur LaboGN).

A

Alexandre March 4th, 2019 15:06

Update : j'ai regardé ce que tu as fait sur ton site Morgane, et le résultat de la bande-annonce renforce mon refus de la caméra pendant LaboGN. Je ne juge pas la qualité de ton travail ici, je trouve juste que dans les GN, ce qui fait que la magie prend, c'est l'immersion. Et la caméra ne rend pas justice à l'immersion des joueurs. Là où une ambiance et l'imagination font énormément dans la qualité du moment, une caméra rend ça très "plat" et enlève toute la magie qui peut se produire pendant un tel moment. J'estime que ce qui rend LaboGN exceptionnel n'est pas captable en vidéo et je ne tiens pas à me confronter à l'expérience.

En conséquence, j'ai adhéré à l'asso et je mets mon véto à ce qu'une captation vidéo à fin de diffusion publique soit réalisée pendant LaboGN 2019.

Morgane, si tu désires connaître l'expérience LaboGN, je t'invite à nous rejoindre en tant que laborantine. Après ça on pourra rediscuter de ton projet :)

MD

Morgane documentaire March 4th, 2019 15:30

Salut Alexandre. La bande-annonce ne me plait pas telle qu'elle est. Comme je l'ai expliqué au début, et comme je l'ai noté en dessous sur mon site, elle ne correspond pas à ce que je veux faire et elle ne me correspond pas vraiment non-plus d'ailleurs. Je veux réaliser quelque-chose de plus posé, voire plus poétique. J'avoue que j'ai fait un montage punch histoire de teaser mais je suis en train de travailler sur une nouvelle bande annonce. Mais comme c'est avant d'avoir tout tourné, évidemment c'est difficile de vraiment donner à voir ce futur film.
Pour le reste, mon idée était de venir filmer ET participer en tant que "laborantine". Par ailleurs, le film attend depuis trop longtemps, je ne peux pas me permettre d'attendre LaboGN 2020.
Je vous laisse voir entre vous, en tout cas.

Lucie Chpt

Lucie Chpt March 4th, 2019 16:09

De la même façon que la prise de décision sur l'accessibilité, je pense qu'on ne peut pas faire l'impasse d'un protocole un peu carré pour celle-ci. Je vous ai proposé des idées de comment mettre ça en place dans le fil dédié sur les prises de décision.

Mathieu Labiche

Mathieu Labiche March 4th, 2019 16:32

Je vous propose ceci:

-Morgane organise un atelier/échange autour de son projet en tout début de LaboGN. L'objectif serait de présenter sa démarche, et de discuter avec des organisatrices et organisateurs d'évènements de LaboGN afin de voir si certain·e·s seraient intéressé·e·s par ce projet et la présence de la caméra pendant leur évènement.

-Suite à cet échange, quelques potentiels évènements sont choisis en amont pour intégrer le projet de Morgane. Les organisatrices et organisateurs préviennent alors en amont qu'il y aura une caméra pour ce projet avant d'ouvrir les inscriptions à leur évènement.

-Au début de chaque évènement en question, Morgane présente ou rappelle à chacun·e des participant·e·s sa démarche, et peut prendre quelques minutes pour répondre aux questions. Les participant·e·s, qui étaient prévenu·e·s de la présence de cette caméra, auront alors le choix entre finalement ne pas participer du tout, participer en demandant à Morgane de ne pas utiliser leur image, ou participer sans réserve. On ne leur donne pas la possibilité d'annuler tout court la présence de la caméra pour l'évènement parce que beaucoup de précautions et contraintes auront été prises avant.

En faisant ainsi, on respecte normalement la volonté et la liberté de chacun·e. Cela implique qu'il pourrait y avoir quelques évènements dans la semaine avec une caméra, et donc que cela limite un peu quelques activités pour les personnes ne voulant pas du tout être filmées, ou limite un peu la spontanéité de certaines personnes dans le cadre de ces évènements. Mais on parle de quelques activités sur la semaine.

En faisant ainsi, il existe aussi la possibilité qu'aucun·e organisatrice ou organisateur ne trouve le projet intéressant, et n'accepte la caméra sur son évènement. C'est peu probable, mais ça reste possible. On ne peut forcer personne. Il y a vraiment une démarche de construire ensemble.

Alexandre, Morgane, qu'en pensez-vous ?

MD

Morgane documentaire March 4th, 2019 17:37

Ces propositions me semblent très bien. Pour une question financière (je ne pourrai pas me permettre de venir seulement pour participer, même si ça me plairait clairement), serait-il possible de savoir si au moins deux ou trois ateliers/événements peuvent être filmés ? (D'ailleurs, il serait bien, en plus des ateliers, de pouvoir filmer une murder expérimentale par exemple, s'il y en a une, et la discussion qui en découle.)

Cela me permettrait premièrement de savoir à temps si je dois chercher un autre événement qui propose des moments de réflexions et ateliers comme LaboGN, et deuxièmement de ne pas mentir en parlant d'une séquence du film sur LaboGN. Je vais bientôt lancer une campagne de financement participatif et je dois être transparente.

Des personnes ont-elles déjà proposé un atelier ou autre ? Si oui, nous pourrions déjà proposer une page fbk pour en parler, comme nous le disions plus haut.

Lucie Chpt

Lucie Chpt March 4th, 2019 18:00

Morgane, le programme de LaboGN est constitué par les participant·e·s après les inscriptions à l'événement du coup il est à peu près impossible de savoir quel sera le contenu proposé à LaboGN cette année et quant à demander autant en amont aux potentielles organisateurices d'activités s'iels acceptent que ce soit filmé ça me paraît très compliqué. Il faut garder à l'esprit que la plupart des participant·e·s (moi la première) préparent leurs activités au programme un peu au dernier moment. Et d'ailleurs, je repense à un atelier de règle de bagarre que j'ai organisé l'année dernière. En amont j'aurais peut-être pu te dire oui ok pour filmer, mais compte tenu de ce que l'atelier est devenu sur le moment ça nous aurait finalement peut-être mis mal à l'aise. Bref, ça me paraît quand même difficile de te donner des garanties aussi loin de l'événement. Je crois que Beta Larp est passé malheureusement mais ça aurait peut-être été plus dans l'idée de ce que tu recherches.

MD

Morgane documentaire March 4th, 2019 18:02

Ok merci pour ta réponse.

MD

Morgane documentaire March 4th, 2019 18:04

En effet, BEta LARP aurait été très intéressant, je ne connaissais pas :/

Romain Féret

Romain Féret March 4th, 2019 18:37

Salut @morganedocumentair . La bienveillance exprimé par le respect inconditionnel des limites de chacun, sans les remettre en cause nu les questionner, est un des piliers de LaboGN. Je pense donc qu'il est par conséquent désormais exclus de filmer des séquences sur des scènes de vie, hors du cadre d'une activité où la chose a été explicitement autorisé selon le type de procédé que décrit @mathieulabiche .

Je comprend de ton côté que tu ne peut t'inscrire sans avoir une garantie de pouvoir filmer quelques séquences (je ne me rappelle plus si tu avais mentionné la durée ici, mais c'était très peu). A titre personnel je propose toujours quelques activité, je peut déjà prendre l'engagement moral à proposer aux joueurs la présence de la camera pour au moins l'une de mes activités (et probablement plusieurs).

Un angle d'attaque pertinent pour également être la forme d'entretiens avec des volontaires pour être interviewés comme l'a fait Julien lors de l'édition passé. Je pense que nombre de laborantins se porteraient volontaires pour la chose (moi le premier). Je peut te mettre en contact avec Julien si tu désire avoir des feedbacks ses interview de l'an dernier.

MD

Morgane documentaire March 4th, 2019 22:53

(je pense consacrer environ 15mn à LaboGN, si j'ai suffisamment)

Je comprends pour le reste. J'aimerais cependant demander s'il serait possible de filmer quelques images de la soirée/cérémonie d'ouverture, de façon à poser le contexte (au montage), ceci en prenant soin d'éviter les visages des personnes qui le souhaitent.

Je te remercie pour ta proposition quant à un de tes ateliers. Quant à faire des interviews, je dois dire que je n'imaginais pas cette séquence de cette façon. Peut-être que sur place, je me rendrai compte que ce serait pertinent. Mais aujourd'hui j'ai peur que s'il y a des "interview" ou "entretiens" à côté, le reste soit réduit à de l'illustration.

Dans tous les cas, je souhaite toujours te demander un entretien sur Lille, au cours duquel je compte bien te demander de me parler de LaboGN ;)

Lucie Chpt

Lucie Chpt March 5th, 2019 08:20

Le problème soulevé par Aurélie et Alex va au-delà d'une simple question de droit à l'image, c'est la présence même d'une caméra dans les espaces et activités collectives qui est refusée. Donc en l'état actuel des échanges il ne me paraît pas envisageable de filmer ces moments-là. D'autant plus le premier jour où on ne connaît pas tout le monde, où on prend ses marques et où la peur d'être jugé·e est probablement plus grande qu'en fin de séjour. Si personnellement je ne suis pas opposée par principe à ce qu'on filme un docu à LaboGN, je crois que je suis assez fermement opposée à ce que ces premiers moments soient filmés.

A

Alexandre March 6th, 2019 22:39

J'ai l'impression qu'on a un biais dans la façon dont on essaie de répondre à la demande de tournage :
- Morgane vient à LaboGN pour être laborantine mais aussi et surtout pour prendre des images à intégrer à son documentaire ;
- elle a besoin de savoir avant de s'inscrire si sa caméra sera acceptée pendant des événements du Labo ;
- on ne peut pas répondre à cette question car on ne sait pas ce qui va être proposé cette année, ni si les participants et organisateurs vont accéder aux demandes de prise d'image de Morgane.

Sans connaître l'avis du collège dirigeant sur cette question, tout n'est que spéculation. La question à laquelle il faut répondre aujourd'hui, c'est : est-ce qu'on autorise Morgane à filmer pendant LaboGN?
A cette question, après avoir réfléchi longtemps (parce que j'ai réfléchi avant de poster mes premiers messages, ça ne se sent peut-être pas mais c'est le cas) et lu tous les échanges, ma position reste la même. Morgane, encore une fois je ne mets aucunement la qualité de ton travail en cause, et je sais que tu veux retravailler ta bande annonce. Je trouve que le GN filmé ne rend pas justice à ce qu'on peut y vivre, au contraire. Je m'opposerais à toute captation vidéo dans quelque GN auquel je participe pour les mêmes raisons que je m'y oppose à LaboGN.

Mathieu, tes propositions sont intéressantes et j'y adhérerais si j'étais enclin à laisser filmer ce qui peut se passer à LaboGN. Ce n'est pas le cas : pour reprendre mon propos, si la caméra est autorisée à filmer un événement auquel je me suis inscrit parce que j'ai VRAIMENT envie d'y participer, et qu'on me dit que malgré mon refus la captation va avoir lieu, je vais m'extraire de l'événement parce que je n'aurai pas les conditions dans lesquelles je me sens accueilli comme je suis puisque je ne sais pas qui va voir le documentaire, et je vais avoir les boules. Méchamment les boules.
Je sais gérer la frustration que provoque le fait d'avoir des événements à places limitées, parce que la répartition des places libres a été réfléchie et qu'on est arrivés à un système que je trouve juste même s'il n'est pas toujours équitable. Mais devoir gérer la frustration due à l'inaccessibilité d'un événement parce que je ne veux pas que mon image, dans ce cas, soit utilisée en dehors d'un cercle restreint, et alors que LaboGN est un espace où l'accessibilité à tous est au coeur des débats, ça me paraît juste antinomique et hypocrite.

Julien Mad Maker

Julien Mad Maker March 7th, 2019 07:31

Je ne me suis pas encore exprimé sur cette affaire, me voilà donc passant en coup de vent !
Je comprend dans l’ensemble ton point de vue Alexandre, mais si jamais nous décidons d’accepter des captations, si j’ai bien suivi, ce sera dans un cadre et dans des conditions qui permettront de refuser que l’on utilise notre image.
Je dis ça car je trouve triste le fait que tu t’exclus pour la raison de l’utilisation de ton image, alors que Morgane a bien spécifié qu’elle était tenue d’avoir l’accord de la personne pour la faire apparaître dans son documentaire.

La proposition de Mathieu est d’ailleurs une bonne piste pour intégrer éventuellement ce projet à LaboGN, et je le rejoins là-dessus. Vous aurez compris que je suis assez pour ce tournage, après peut-être l’adapter aux retours déjà faits, comme par exemple en faisant des entretiens individuels avec les personnes interessées de témoigner de l’événement (comme moi l’an passé mais en mieux ). Ou faire un atelier filmé spécial en mode table ronde sur LaboGN et le GN en général, où les participants ont donné leur accord sur l’utilisation de leur image.

Mathieu Labiche

Mathieu Labiche March 7th, 2019 10:50

Je comprends ce que tu exprimes Alexandre. Si je voulais synthétiser au maximum ce que j'en comprends, je dirais que l'idée qu'il y ait une caméra à LaboGN qui filme certains jeux ou ateliers, avec une diffusion en dehors de LaboGN, te mets suffisamment mal à l'aise pour que tu t'y opposes fermement (tu peux me corriger si j'ai mal compris). C'est important de bien prendre cela en compte parce que c'est important de faire ce qu'il faut pour que les participants et participantes de LaboGN se sentent bien.

Il est donc nécessaire de continuer à en discuter, parce que pour moi, LaboGN c'est aussi un évènement ayant pour objectif de favoriser et faciliter la libre création et l'expérimentation autour du GN. Dans ce cadre-là, si une personne avait envie de créer et de tester un jeu, avec la présence d'une caméra, avec comme objectif de créer quelque chose avec les images filmées, à partir du moment où elle est totalement claire et transparente dans ses intentions avec les personnes qui pourraient s'inscrire à son jeu, elle devrait pouvoir le faire.

C'est important pour moi de laisser beaucoup de liberté aux organisateurs et organisatrices dans les choix qu'iels peuvent faire dans le cadre des activités qu'iels organisent. Même si dans certains cas, cela veut dire que certaines activités ne sont pas ouvertes à tout le monde. Ce type de cas de figure s'est déjà présenté, et ce n'est pas grave qu'il se présente encore. Si LaboGN recherche une inclusivité, cela passe entre autre pour moi par une diversité des activités proposées. Elles n'ont pas besoin d'être toutes 100% inclusives.

Ceci dit, cela n'empêche pas au collège de poser un cadre pour l'usage des caméras au sein de LaboGN. C'est même au contraire très important de le faire.

Notre défi étant maintenant de trouver un consensus qui nous convienne à chacun et chacune.

NAD

Nadia Alienor Dhels March 7th, 2019 11:59

Si il y a captation ce sera avec des conditions et peut-être sans garanti. Ce sera à Morgane de prendre sa décision de venir ou pas.
L'exigence de personne à ne pas être filmé/enregistré devra être respecté.

Alexandre, nous essayons de fonctionner par consensus. Donc ta position en mode 'je mets mon veto' et chantage à ta venue n'est pas constructif et tu crée ta propre frustration.

A

Alexandre March 7th, 2019 22:02

J'ai l'impression de ne pas bien me faire comprendre, surtout quand je lis le message de Nadia qui projette sa propre interprétation en la faisant passer pour mes intentions.

Je rappelle au passage que je ne suis pas le seul à avoir exprimé mes réticences à ce projet. Je suis le seul à les avoir exprimées de façon aussi tranchée.

Pour faire court : même si je suis prévenu et que je sais que la caméra ne va pas capter mon image parce que Morgane est quelqu'un de respectueux quand on lui dit qu'on ne souhaite pas être filmé, la présence d'une caméra va brider mon lâcher-prise. Ce qui me gêne c'est la diffusion publique des images bien plus que la captation. Je serais moins gêné par une captation à destination privée. C'est pourquoi j'ai évoqué moi-même un événement qui porte dans son ADN le projet de film, c'est tout-à-fait différent d'un GN filmé et je soutiens, comme toi Mathieu, la créativité qui émerge à LaboGN et si un projet de GN qui comporte une intention de film y est présenté, je trouverai ça super. Un documentaire n'est juste pas la même chose.

Vous voyez, je me sens là exactement comme je me sentirais si on était à LaboGN et que la caméra de Morgane était proposée à un événement auquel j'ai envie de participer : je me sentirais dans l'obligation de justifier mon refus et dans une forme de pression sociale très désagréable, parce que comme l'a soulevé Nadia très justement plus haut, elle est bien présente. Le fait de rechercher le consensus ne veut pas dire que tout le monde va finir par être d'accord. D'ailleurs c'est assez antinomique au droit de véto.

Pour finir en répondant à Nadia, ta dernière remarque est particulièrement maladroite et injuste. Je risque de ne pas venir à LaboGN cette année et ça n'a rien à voir avec la discussion qui a lieu ici, c'est ce que j'ai dit en premier en participant à ce fil. Je n'ai pas la prétention de manquer à qui que ce soit l'été prochain. Mais comme vous êtes tous partis à chercher des solutions pour que Morgane puisse réaliser son documentaire à LaboGN, je me permets juste d'exprimer tout haut ce que plusieurs pensent tout bas.

Mathieu Labiche

Mathieu Labiche March 7th, 2019 23:20

Alexandre, est-ce que tu acceptes de continuer à en discuter, ou ton véto est-il pour toi définitif et clos la discussion ?

Mathieu Labiche

Mathieu Labiche March 7th, 2019 23:38

Je pose cette question parce que j'ai envie de continuer à en discuter avec toi, il y a des choses que j'ai envie d'exprimer. Mais je ne veux pas te forcer la main pour continuer à en parler si tu n'en as pas envie aussi.

Saki

Saki March 8th, 2019 08:39

Je suis aussi dubitative sur la question, en discuter me semble intéressant.

Ceci dit, si je ne m’abuse le véto est quelque chose sciemment mis en place dans l’organisation de Labo Gn, parce qu’il est important que le refus strict d’une personne suffise. Cela ne simplifie pas les choses et peut sembler violent, mais il serait tout aussi violent d’imposer quelque chose sous prétexte qu’une seule personne s’exprime sur le sujet. Qui plus est, Alexandre s’est déjà largement expliqué.

Je ne suis pas forcément d’accord sur le fait que le gn ne rende pas bien en vidéo. Ce qui me gêne c’est plus la solution qui a été suggérée de signer une autorisation par défaut au début puis avoir la parole de Morgane qu’en cas de demande ce sera effacé. Je ne doute pas du tout de ta parole sur le sujet, mais l’idée que l’on place les personnes filmées sans cesse dans la situation de demandeuses me déplaît.
Parce que ce serait ainsi : pour ne pas figurer dans la vidéo il faudrait faire la démarche de vérifier et demander comme un service d’avoir son image effacée. Cela peut être gênant, on peut se retrouver à ne pas le faire de peur d’ennuyer, ou parce que d’autres dans la même séquence ont très envie qu’elle soit conservée....

À mon sens, si quelqu’un ne veut pas être filmé, cette personne doit pouvoir le dire dés le début et effectivement ne jamais être filmée.
Cela complique la tâche des vidéastes et photographes, mais ce sont elleux qui doivent prendre cette charge. (Et je fais partie des gens qui adorent tout photographier/enregistrer).

De plus, cette ou ces personnes ne doivent pas être ostracisées d’une façon ou d’une autre : pas question de dire « j’aurais aimé filmer cette séquence mais je ne dois pas filmer certaines personnes. » oh bah dans ce cas Les personnes ne voulant pas être filées devraient aller au fond de la salle, cela arrangerait tout le monde. »
(D’expérience, c’est le genre de chose qui arrive beaucoup trop facilement, dans l’idée d’arranger tout le monde, et qui se révèle en réalité assez désagréable pour les personnes concernées.)

Lucie Chpt

Lucie Chpt March 8th, 2019 08:56

@nadiaalienordhels : Pour rappel les décisions se font au consensus, mais n'excluent pas la possibilité qu'on ne trouve pas de consensus et que du coup la demande soit rejetée. Alex a exprimé en détails le pourquoi de son veto, on ne peut pas le lui reprocher. Merci pour ces échanges, que je trouve très enrichissant et qui me font réfléchir notamment à la question de la couverture post-laboGN. Plusieurs personnes au cours des années ont exprimé le souhait que l'on essaye de lutter contre cette image fermée de LaboGN, qui peut effrayer et renvoyer une impression de communautarisme (je ne sais pas trop si c'est le bon mot). Dans cette perspective filmer une partie de l'expérience de LaboGN et la diffuser me semblait intéressante, mais peut-être effectivement en opposition fondamentale avec la qualité de l'expérience que l'on souhaite mettre en place. Bref, je n'ai toujours pas d'avis ferme et tranché sur la question...

Mathieu Labiche

Mathieu Labiche March 8th, 2019 09:32

Ce qui me dérange c'est que si on interdisait complètement la possibilité de pouvoir filmer pour faire un documentaire durant un jeu précis, pour la raison que du coup cela pourrait empêcher une personne de participer à ce jeu, c'est que l'on ferait passer l'envie d'un·e partipant·e au-dessus de l'envie d'un·e organisateur·trice.

Si j'avais envie de créer un jeu avec comme objectif d'en faire un documentaire, et que le collège m'interdisais de pouvoir faire la partie documentaire parce que peut-être que des personnes n'ayant pas envie d'être filmées pourraient vouloir y participer, il est très probable que je n'organise simplement pas ce jeu à LaboGN. Parce que si j'organise des trucs, c'est autant pour moi, si ce n'est plus, que pour les autres. Pour expérimenter et tester des trucs, même si au final c'est tout nul. Et si on me disait que du coup, si je voulais tester ça, il vaudrait mieux que je le fasse en dehors de LaboGN, je ne comprendrais plus LaboGN, parce qu'il me semble que c'est une des raisons de son existence.

Je comprends ce que tu exprimes Alexandre sur le fait qu'une diffusion publique peut-être encore plus gênant pour le lâcher-prise et le jugement. Suivant le jeu, je ne serai moi-même pas à l'aise du tout, et il est tout à fait probable que je puisse passer mon tour dans certains cas. C'est pour cela que c'est très très important de cadrer l'usage d'une caméra à LaboGN.

Pour moi, c'est très important que ces deux aspects soient respectés. Et je crois que LaboGN est suffisamment grand pour que cela soit possible.

MD

Morgane documentaire March 8th, 2019 14:35

Je vous laisse en débattre, mais je voudrais juste te répondre, Saki, sur le point du droit à l'image. Je n'obligerai pas quelqu'un à signer le document si dès le début ce quelqu'un ne veut pas être filmé. C'est juste que si quelqu'un a accepté au départ et qu'il change d'avis, je saurai le prendre en compte. Ce peut être écrit dans ce document à signer, j'imagine. Mais du coup, je ne sais pas s'il serait encore valide.

Quant au document en lui-même, j'ai déjà filmé des entretiens et interviews avec un simple accord oral, après-tout.
Le document permet d'officialiser le choix d'être ou ne pas être filmé. Pour un documentaire, c'est un peu risqué de faire sans, mais à voir, au pire on peut tenter de le faire sur simple accord oral, cela ne changerait peut-être pas grand-chose. Mais ce qui est sûr est que j'aurai besoin de me protéger au moment de le sortir. Il faudra que le film puisse voir le jour sans risquer de devoir le retirer après sa sortie...

Et quand je dis avoir besoin de le savoir avant, ça peut juste être en début de séance. Quant à savoir si venir vaut encore la peine, c'est un autre problème.

A

Alexandre March 8th, 2019 17:37

Merci tout le monde de continuer à réagir, le message de Nadia hier m'a mis assez mal et j'ai voulu réagir rapidement mais j'ai eu peur d'en rajouter.
Je vais prendre un peu de temps pour réfléchir à tout ça, et je te répondrai Mathieu, en début de semaine prochaine je pense. Je suis sensible aux arguments de l'expérimentation filmée et suis conscient, et ça ne me met pas à l'aise, que mon véto peut générer des frustrations.
Bref je reviendrai écrire ici après quelque temps de réflexion. Merci à vous de garder la discussion possible.

Kanta

Kanta March 12th, 2019 14:08

Salut !
Si ça peut contribuer au débat, en ce qui me concerne je suis très rétif aux captations de manière générale (pour de loooongues et nombreuses raisons que jvais pas dérouler ici, mais on pourra toujours en reparler). Cependant, si on peut faire un docu dans des conditions où tout le monde se sent respecté, je pense que c'est une bonne chose car je trouve ça bien d'encourager la création.

Pour rebondir un peu sur la question de la charte mentionnée dans un autre sujet, ça me semblerait une bonne base de dire :
- On ne peut faire des captations qu'auprès des gens ayant explicitement donné leur consentement en début de Labo (et non pas, "auprès de tout le monde tant que la personne n'a pas refusé"). Ce consentement doit être continu (et enthousiaste ;p); il est donc rétractable.
- C'est l'orga d'un atelier qui décide s'il sera capté ou non. Si l'atelier est capté, ça n'enlève rien au fait qu'on n'y capte pas l'image d'un-e participant-e qui n'a pas donné son consentement en début de Labo. En gros : atelier capté, on capte les gens qui y consentent / atelier pas capté, on capte personne.
- On pose comme règle que tout atelier touchant des thématiques un peu intimes devrait ne pas être capté.

Qu'en pensez-vous?

ElCharpi

ElCharpi March 13th, 2019 12:24

Coucou !
Je me rajoute dans la discussion.

Il me semble qu'un point est tranché : celui de la présence d'une caméra pendant les temps communs. Le veto d'Alexandre suffit, pour moi, à trancher ce point.

Le point délicat est : la présence d'une caméra pendant les activités. Pour moi, c'est une décision qui devrait revenir aux organisateur·rice·s de l'activité en question (et, au passage, je suis très content d'avoir des vidéos de la comédie musicale improvisée de l'an dernier).
Effectivement, je peux comprendre que la présence d'une caméra serait rédhibitoire pour certaines personnes et que, donc, ces personnes pourraient se sentir exclues de l'activité si elles se l'interdisaient pour cette raison. Mais, il me semble, ça resterait un bond assez important d'imposer aux organisateur·rice·s d'activité de s'assurer que les conditions de leurs activités conviennent à tout le monde.
Pour le dire autrement, je n'ai pas envie d'interdire une éventuelle activité en polonais ou en LSF parce que je ne parle pas le polonais ou la LSF et que du coup je m'en sentirais exclu. Ce qui ne veut pas dire qu'on doit toujours laisser toute latitude aux organisateur·rice·s, mais pour moi notre portée d'intervention devrait se limiter aux questions éthiques (par exemple, au cas où quelqu'un voudrait organiser une activité réservée aux blancs), aux questions de sécurité, ou éventuellement aux questions d'équilibre dans l'évènement (si 80% des activités sont des sessions de Transhumance, par exemple, ça peut nous poser problème).

Bref, il me semble que notre rôle, à l'échelon où nous nous plaçons dans la discussion, est de s'assurer la meilleure communication possible entre organisateur·rice·s et participant·e·s sur les conditions proposées pour les différentes activités. Et, en l'occurrence, avec Morgane.

Pour moi, voici les différentes conditions possibles de la présence d'une caméra (que ce soit celle de Morgane ou d'une autre) :

  • Caméra obligatoire : Si vous n'acceptez pas d'être filmés, ne venez pas. Pour moi, ça devrait être réservés aux projets spécifiques, genre "j'organise une session de mon jeu SPECIALEMENT pour qu'elle soit dans le documentaire de Morgane / pour utiliser le film de manière X ou Y".
  • Caméra optionnelle : La caméra sera possiblement là, indiquez à l'inscription si vous acceptez ou non d'être filmés en cochant une case (mieux qu'un accord général en amont de l'évènement, parce que l'on peut accepté d'être filmé sur certains évènements et pas d'autres, et mieux que demander sur place, parce que pression sociale).
  • Caméra interdite : La caméra ne sera pas là.

Je suis pour laisser les organisateur·rice·s de chaque activité de choisir leur option, en précisant quelle caméra sera présente et pourquoi, quitte à nous laisser la possibilité d'intervenir si on voit que y'a trop d'évènements avec des caméras. La règle proposée par @kanta selon laquelle "tout atelier touchant des thématiques un peu intimes devrait ne pas être capté" est une règle de bon sens, mais je propose de laisser son application aux organisateur·rice·s : c'est elleux les plus indiqué·e·s, à mon sens, pour dire si leur évènement touche assez à de l'intime ou pas.

Une autre question, plus délicate, est celle de la rétractation : si je me suis inscrit sur un évènement à caméra obligatoire et/ou que j'ai donné mon accord sur un évènement à caméra optionnelle, puis-je me rétracter après coup ?
Par défaut, dans la loi, ce n'est pas le cas.
On pourrait s'amuser à mettre des options supplémentaires du genre "rétractation autorisée / interdite" mais, là, j'aurai tendance privilégier l'interventionnisme pour cause de question éthique, et dire que la rétractation devrait toujours être autorisée (et, le cas échéant, prévoir les contrats de cession de droit à l'image en fonction). Parce que le consentement, tout ça.
Du coup, ça pourrait permettre les abus du genre "je viens à une session à caméra obligatoire en sachant que je vais me rétracter ensuite et ça va casser les gonades à tout le monde parce que je joue pas le jeu", mais je pense qu'on peut compter sur les gens pour être responsables à ce stade et ne pas être de mauvaise foi.

C'est ce qui me semble mieux, après, à Morgane de voir si elle est ok de venir dans de telles conditions (dans laquelle, du coup, on ne peut pas lui garantir qu'il y a aura des activités filmables, même si les chances sont grandes qu'il y en ait).

Il me semble qu'un tel cadre pourrait servir, de manière générale, pour gèrer la présence de caméras tout court à LaboGN. Est-ce qu'un tel cadre serait acceptable pour toi, @llex ? Je me dis que la possibilité que l'on se laisserait d'intervenir si on voyait qu'il y avait trop d'évènements filmés pour que les cameraphobes puissent passer un bon LaboGN pourrait te rassurer assez pour que tu retires ton veto à la présence de caméras tout court.

A

Alexandre March 13th, 2019 22:14

@elcharpi, tes propositions sont intéressantes. Il reste un point à gérer, qui me semble compliqué : le quotat des activités prévues avec caméra obligatoire, et celles où elle est optionnelle ou interdite. On peut se dire ici et maintenant que ce sera géré tout au long de la semaine, il y a de fortes possibilités que ça dérive et que ça devienne auto-géré, a fortiori déséquilibré et générer de la frustration.
Je repense aussi à ce que @luciechpt a évoqué sur son atelier de techniques de bagarre. Inviter une caméra à un événement aura une influence en profondeur sur la façon dont l'événement va se dérouler. Effectivement, laisser l'orga libre de choisir s'il souhaite ouvrir son événement à cette possibilité, c'est raisonnable. Mais les participants vont être autant partie prenante pendant l'événement que l'orga, ils devraient donc à mon sens être aussi impliqués dans la décision. Ce qui nous ramène à la question du consensus.
A ce stade, je ne vois aucune façon de donner des garanties à Morgane que sa caméra va avoir quelque chose à filmer, ce qui est malheureusement incompatible avec sa venue. Je n'ai pas de solution à proposer à ça : si Morgane vient, est-elle prête à accepter le risque de ne rien pouvoir filmer?

Au-delà de ça, j'ai mené ma réflexion comme je l'avais précisé plus haut. J'ai essayé de prendre le point de vue favorable à l'intervention de la caméra de Morgane en imaginant tout ce que ça pourrait ouvrir, entre autres la préhension de ce qu'est LaboGN par les GNistes qui se posent la question de venir ou pas.
Pour résumer, Morgane ne connaît pas LaboGN et souhaite en capter des moments pour les donner à voir à des gens extérieurs dans un documentaire qui aborde d'autres contextes de GN. C'est ce côté intrusion de l'extérieur dans la bulle LaboGN qui me gêne et avec lequel je suis en désaccord profond. Je suis inquiet sur l'image qui sera véhiculée de LaboGN à un public extérieur. Je crains qu'elle desserve l'événement à moyen et long terme. C'est ma peur, ma projection et elle n'engage que moi mais elle me met suffisamment mal à l'aise pour ne pas souhaiter de caméra pendant l'événement. Du tout.

Pour moi une solution acceptable serait que Morgane vienne cette année à LaboGN, prenne la température de ce qui s'y passe, et revienne l'année suivante avec un projet. Je me sentirais beaucoup plus en confiance avec cette démarche.
Ca pourrait être aussi un projet lancé cette année par des laborantins pour faire un documentaire sur LaboGN. J'estime que l'initiative portée de l'intérieur vers l'extérieur n'a pas ni la même saveur, ni le même impact que celle qui vient de l'extérieur.

Je reste opposé à la démarche après toutes ces discussions très riches. Mais il y a 99% de chances que je ne vienne pas à LaboGN cette année. Je me sens mal de l'empêcher alors que plusieurs d'entre vous soutiennent le projet. Ce dont j'ai peur, aussi, c'est que si la captation vidéo a lieu cette année, ce soit pris pour acquis que c'est bon pour les années suivantes. Là je ne me sentirais plus du tout en accord avec l'événement, et c'est sûr que je me retirerais de la participation comme du collège dirigeant. Je ne souhaite pas me faire plaindre en disant cela, juste alerter sur ce qui malheureusement se passe beaucoup dans notre société : l'idée que si ça passe à la télé, c'est qu'on peut le filmer dans n'importe quelles conditions. Cela, j'y suis profondément opposé. LaboGN est aussi l'endroit où je viens pour me défaire de mes rapports aux média et à toutes les dérives qu'ils génèrent. Enlever ce pan de l'événement remettrait complètement en question ma motivation à y venir. Et comme aujourd'hui, nous sommes tous des paparazzi en puissance avec les outils qui traînent dans nos poches, ça devient facilement incontrôlable.

Je vous ai livré le fond de ma pensée. Je crois qu'aujourd'hui ma position est celle-ci : je ne souhaite pas aller contre une volonté collective et massive de permettre à Morgane de faire son documentaire, même si j'y reste opposé en mon âme et conscience. Je vous demande à tous de réfléchir à tout ce que ça peut occasionner, à court et à long terme, avant de vous prononcer sur cette question.

Guillaume

Guillaume March 25th, 2019 08:33

Bonjour !

Je ne suis encore jamais venu à Labo GN mais je compte y participer cette année. Je tenais quand même à rajouter ma contribution quitte à répéter ce qui a déjà été dit plus haut.

Je trouve que la phrase de Romain exprime magnifiquement bien une partie de ce que j'espère trouver au Labo GN : "Un séjour à LaboGN est une expérience à vivre plus qu'un événement, une bulle éphémère d'intimité et de bienveillance que nous construisons un peu hors du monde et hors du temps." Je pense que nous vivons dans une société ou l'image est très oppressante, que ce soit via les réseaux sociaux, l'omniprésence des smartphones et j'en passe. En conséquence, je ne suis pas vraiment enthousiaste à l'idée qu'un reportage soit tourné durant l'événement car je préférerai profiter de l'instant présent plutôt que de devoir me préoccuper des images qui seront diffusées ou non.

De plus, même si je trouve que de très bonnes idées ont été proposées pour cadrer au mieux la captation d'image, j'ai un problème avec le simple fait de demander leur avis aux participants.
Pour moi, devoir donner mon accord ou non me mettra dans une situation embarrassante :
- J'accepte d'être filmé = je ne suis pas à l'aise avec mon choix.
- Je refuse d'être filmé = je me sens coupable pour avoir un peu gâché le projet.

Saki

Saki March 25th, 2019 08:59

Guillaume, même si je comprends tout à fait ton point de vue, demander leur avis aux participant.e.s est à mon sens essentiel.
ce qui compte par-dessus tout c’est de se rappeler que dire « non » n’est pas seulement un droit, c’est aussi une façon de prendre soin de toi et des autres.
En tant que photographe, je suis reconnaissante aux personnes qui viennent me dire simplement non, car je trouve cela infiniment préférable au fait de prendre des photos et réaliser par la suite que ce faisant j’ai gâché le moment de quelqu’un.

Pour moi le but, en plus de vérifier ponctuellement si tout va bien, est de changer les mentalités qui font culpabiliser quand on exprime un besoin ou une limite. Et pour se faire il est essentiel de vérifier le consentement et d’en faire un acte pédagogique et politique.

MD

Morgane documentaire April 1st, 2019 14:05

Bonjour à tous,
Je vous remercie d'avoir réfléchi sérieusement à la question du documentaire et d'avoir cherché des solutions.

Etant donné la complexité de mise en oeuvre et au vu de l'évolution du film, j'ai fini par admettre avec regret que ce n'était plus une bonne idée de venir filmer à LaboGN.
Je m'excuse pour le temps que vous aurez consacré à cette question. En tout cas, peut-être pourrai-je m'inscire un jour en tant que laborantine (la question financière reste un problème pour moi, cela-dit).

Je vous souhaite une très bonne session 2019 !

Romain Féret

Romain Féret August 16th, 2019 15:05

Bonjour Morgane,

Je pense que tu n'a pas a t'excuser de quoi que ce soit : En provoquant ce débat tu as fait pour moi évoluer la réflexion de notre communauté sur cette problématique sur des sujets dont les réponses n'allaient pas de soit. Je suis heureux que nous ayons trouvé des réponses à ces questions. Je reste triste que tu ne puisse pas participer cette année et j'ai bon espoir que tu pourra venir vivre LaboGN un jour.

Je sais également que même sans filmer des morceaux de LaboGN ton film sera excelent et je sais d'ailleurs qu'on vas bientôt se croiser sur des jeux où tu sera derrière la camera :)