Framavox
Fri 11 Jul 2025 8:30PM

Les cartes et la navigation

F François Public Seen by 9

Autour du :earth_asia: monde…

à :runner: pied, à :bike: vélo, en :car: auto ou en :truck: camion …

Depuis quelques années, on ne comprend plus que vous puissiez encore demander votre chemin ou acheter une carte routière. (Qu'il faille s'en réjouir ou pas…)

La navigation est disponible avec nos smartphones et l'époque où il fallait dépenser des sous pour avoir un GPS est révolue, puisqu'il suffit d'installer un appli (gratuite, bien sûr !) sur son ordinateur de poche pour obtenir le même service.

Mais il ne faudrait pas utiliser n'importe quel service !

Comme d'habitude, ce qui est gratuit doit être payé d'une façon ou d'une autre et utiliser la première appli venue (qui est sans doute préinstallée dans le smartphone qu'on vient de sortir de sa boite) n'est peut-être pas la meilleure idée :
1. l'éditeur de cette application va sans doute en profiter pour nous localiser et en déduire un tas de chose très intéressantes sur nos habitudes de vie…
1. et il faudra sans doute rester connecté en “data mobiles” pour voir la carte, ce qui est loin d'être anodin en termes de durée de vie de nos batteries (et donc de notre smartphone si ces dernières ne sont pas remplaçables).
## En route pour un grand tour de… la navigation numérique !

F

François Fri 11 Jul 2025 8:32PM

Un mot sur nos choix

Un des géants du Net (Google, pour ne pas le nommer) dispose d'une quantité énorme de renseignements d'ordre géographiques et est installé sur nos smartphones dès l'achat, mais…
- Nos déplacements révèlent sans doute beaucoup d'aspects de notre vie que Google ne s'empêchera très vraisemblablement pas de tracer, d'enregistrer et de réutiliser (ou de revendre comme données “anonymes”).

Les conséquences de cette géolocalisation sont difficiles à prévoir sur le long terme. (Par exemple, vous rendre régulièrement dans un café ou dans un centre de soins médicaux spécialisé pourrait vous faire rentrer dans une catégorie de gens qu'il vaut mieux ne pas assurer contre tel ou tel type de risques.)
- Par ailleurs, leurs services n'étant gratuits que parce qu'ils leur permettent de collecter des informations sur nous, le fait que nous puissions utiliser leur service sans être connecté en permanence n'est pas intéressant pour eux. Ils considèrent que ces données (pourtant en partie construites grâce à nos contributions, volontaires ou pas) sont LEUR propriété. Nous laisser les télécharger afin de les utiliser à notre gré n'est pas dans leur intérêt et ce n'est donc pas possible, ou alors par toutes petites bribes. C'est une limitation importante.

Nous ne retiendrons donc pas ces solutions des GAFAM.

Nous nous pencherons plutôt sur l'ensemble des solutions basées sur OpenStreetMap.

OpenStreetMap est à la cartographie ce que Wikipédia est à la connaissance encyclopédique. Ses données sont ouvertes à tout le monde, librement accessibles et donc facilement réutilisables. En outre, elles sont aussi mises à jour par l'ensemble des internautes : différents mécanismes d'édition de la carte sont à notre disposition pour apporter des changements, corriger des erreurs ou la compléter lorsque des indications y manquent.

OpenStreetMap (“OSM” pour les intimes) est un bien commun !

Et c'est donc pour ça que les solutions que nous abordons ici sont toutes basées sur OSM.

Il y a aussi des cartes mises à dispositions par des services publics, comme TopoMapViewer de l'Institut géographique national (IGN) ou encore les nombreuses cartes de “WalOnMap”, le géoportail de la Wallonie, où l'on trouve des informations cadastrales, relatives aux inondations ou de plan de secteur si vous envisagez de faire construire, pour ne prendre que quelques exemples.

Ici, il sera surtout question de déplacements et nous laisserons ces outils de côté.

F

François Fri 11 Jul 2025 8:33PM

C'est quoi, OpenStreetMap ?

OSM est une base de données géographique. Ce sont ces données qui sont accessibles en open data.
La carte elle-même visible sur le site d'OSM lors qu'on saisit “openstreetmap.org” ou même seulement “osm.org” est une représentation graphique (et dynamique, pour une navigation très efficace) de ces données.

On peut très facilement constater que plusieurs représentation en sont possibles :

En cliquant sur l'icône “tas de cartes”, on fait apparaître plusieurs styles de cartes, qui peuvent s'avérer adaptées à des besoins particuliers (cartes cyclables, des transports en commun ou même humanitaire)

À côté de ça, on peut aussi trouver d'autres cartes sur Internet qui réutilisent ces données…
- Soit pour construire d'autres représentations, comme “opentopomap.org”, qui présente les choses à la façon d'une carte d'état-major.
- Soit en apportant d'autres fonctionnalités, comme “BRouter”, qui rend la création d'itinéraires vraiment très efficace et dont nous reparlerons plus bas.

F

François Fri 11 Jul 2025 8:35PM

Bon ! Qu'est-ce que j'installe sur mon :iphone: smartphone ?

Pour une fois, nous pourrons parler le même langage pour les propriétaires de smartphones Android et de iPhone.

Les logiciels présentés ici font tous usage de l'ouverture des données de OpenStreetMap : leurs éditeurs téléchargent les données nécessaires chez OSM, puis en fabriquent des cartes que nous pouvons télécharger à l'avance et utiliser sans connexion à Internet, ce que Google Maps ne permet évidemment pas.


Pour les jusqu’au-boutistes : OsmAnd~

:green_heart: OsmAnd permet de télécharger les cartes à l'avance et n'a alors plus besoin de la “4G” pour afficher avec beaucoup de détails les zones ainsi enregistrées.

:green_heart: OsmAnd est archi-complet, avec beaucoup de styles de cartes, des affichages qui sont fonction du type de déplacement que vous faites (voiture, vélo, piétonnier, …) Chaque mode de déplacement a son type de carte et ses options particulières (nord en haut ou direction d'avancement en haut, types d'informations et de boutons affichés, ce genre de choses).

:green_heart: Le guidage vocal d'OsmAnd est de bonne qualité.

:yellow_heart: OsmAnd, parce qu'il est très complet, a besoin d'un temps d'apprentissage important avant de donner tout ce qu'on en attend. Trouver l'option voulue peut prendre plusieurs minutes lors des premières utilisations et tenter de faire ça en conduisant peut être extrêmement dangereux !

:broken_heart: OsmAnd utilise des bouts de code pas libres. Ce n'est donc malheureusement pas un logiciel libre à strictement parler.

:bulb: Complet ET gratuit ?

La version gratuite d'OsmAnd ne permet la mise en mémoire que de 6 cartes et sa version illimitée coûte 25€. Par contre, la version d'OsmAnd~ qui est disponible chez F-Droid est gratuite et illimitée !


“Chic et pas cher” : Organic Maps

:green_heart: Organic Maps est entièrement libre !

:green_heart: OsmAnd permet de télécharger les cartes à l'avance et n'a alors plus besoin de la “4G” pour afficher avec beaucoup de détails les zones ainsi enregistrées.

:green_heart: Organic Maps se prend en main très rapidement.

:green_heart: Organic Maps suffit amplement à nos besoins de déplacement.

:yellow_heart: Organic Maps ne dispose pas de certaines fonctions annexes, ou alors réduites. Enregistrement d'itinéraires ou encore préparation à l'avance d'une série de points de passage pour forcer l'itinéraire par tel ou tel lieu, par exemple, sont plus basiques, ainsi que le guidage oral, actuellement plus aléatoire que chez OsmAnd, dirait-on.

:thinking: Bisbrouille ? un fork ?

Depuis peu de temps, les développeurs d'Organic Maps ont l'air de s'inquiéter de la direction que veulent prendre les propriétaires de ce logiciel.

Ils ont développé un “fork” (un embranchement, c'est-à-dire un nouveau logiciel bâti à partir d'une des dernières version du logiciel — une pratique rendue possible par la licence libre) d'Organic Maps : CoMaps, dont on peut trouver les liens de télechargements pour iPhone et Android.

À suivre…

F

François Fri 11 Jul 2025 8:39PM

Préparer un itinéraire

OsmAnd et Organic Maps ou CoMaps permettent de se composer un trajet (et même de l'enregistrer pour plus tard, dans le cas d'OsmAnd), mais les écrans étriqués de nos smartphones ne facilitent pas beaucoup la tâche pour de longs voyages : ou bien on manque vite de détails, ou bien on perd la vue d'ensemble. On va donc repasser sur le pc pour cette phase de préparation.

(On peut faire de petits exercices avec le smartphone, mais on ne s'y attarde pas ici. C'est relativement intuitif.)

Les personnes parmi vous qui ont déjà utilisé le site d'OSM pour demander un itinéraire auront constaté qu'à part un point de départ et une arrivée, on ne peut pas créer un point “via”, ce qui est vite frustrant, surtout pour des parcours importants. C'est pour ça qu'on se réjouit d'avoir…

BRouter ! :tada: Yeee-Haa !

Nos amis allemands de BRouter (le “B”, c'est pour “bike” ; le site démarre en mode “je me déplace à vélo”) nous ont concocté un outil magnifique pour préparer des itinéraires.

Et pas que pour les vélos : vélos couchés, vélomobiles, vélos de courses, mais aussi à pied ou en bagnole ! Tout ça est configurable à l'envi. C'est juste magnifique.
On peut aller jusqu'à donner un coût au km pour privilégier certains types d'itinéraires (en fonction de la pente ou du type de revêtement, par exemple) en même visualiser le profil des côtes et descentes.

1. Tracer son itinéraire

Dès qu'on arrive sur la carte de BRouter, le curseur est un petit croisillon et le premier clic indiquera le point de départ.

Ensuite, chaque nouveau clic créera un point de passage, une étape à répéter autant qu'on veut jusqu'à l'arrivée.

Pour cesser de tracer l'itinéraire, on appuie sur la touche escape [Esc] du clavier ou bien on clique sur l'icône en forme de crayon, à gauche de l'écran.

2. On corrige les fautes ?

Si on s'est arrêté trop tôt, on appuie à nouveau sur le petit crayon (ou bien sur la touche [D] du clavier) pour reprendre le travail et on s'arrête de nouveau avec l'icône-crayon ou avec [Esc].

3. On peaufine tout ça ?

Il est possible que, en fin de compte, vous ayez envie d'ajouter une étape (un point de vue, un restaurant, …) Pas de problème : lorsque vous passez le pointeur de la souris au-dessus de l'itinéraire, un nouveau point va apparaître. Cliquez et glissez ce point à l'endroit où vous voulez forcer le passage, puis lâchez. Vous avez alors une nouvelle “étape”.

Et si un des points de l'itinéraire est en trop, un clic dessus suffit à l'effacer.

4. Interdire une zone

Cette opération, assez peu intuitive sur un smartphone, est très facile à réaliser sur BRouter : cliquer sur l'icône en forme d'interdiction, puis cliquez au centre de la zone à éviter et tirez jusqu'au bord et lâchez. Vous avez alors un cercle que l'itinéraire ne traversera pas. On peut le déplacer ou changer son rayon par la suite.

→ → → →

Ici, par exemple, vous avez eu vent de la présence de Saint Nicolas dans le centre-ville d'Andenne et, comme vous n'avez pas été très sage cette année, vous préférez ne pas risquer de le rencontrer.

En tout cas pas avant d'avoir trouvé des excuses plus ou moins plausibles à vos écarts de comportement. Alors vous évitez soigneusement le centre d'Andenne !

5. Il n'y a plus qu'à enregistrer !

« Il n'y a plus qu'à… »

Exactement. Mais c'est tout de même la partie la plus “chipotage” de l'affaire, surtout les premières fois.

a. Enregistrer l'itinéraire qu'on vient de tracer

C'est la partie la plus facile et, en plus, elle est pareille pour tout le monde.

Cliquer sur l'icône d'export.

Choisissez ensuite…

- un nom (cadre rouge),
- un format (Cadre vert — laisser si on ne sait pas),
- si les points de passage doivent être inclus ou pas (en général une bonne idée).

Et puis on sauvegarde ce fichier avec un nom significatif et dans un dossier qu'on retrouvera pour la suite des opérations.

b. Envoyer le fichier sur son smartphone

Plusieurs possibilités, en fonction des outils numériques que vous utilisez…
- S'envoyer le fichier via un e-mail à soi-même…
- Se l'envoyer dans une discussion (avec soi-même) de messagerie instantanée, comme Matrix, Signal ou Delta Chat…
- Le mettre dans un dossier de son cloud, accessible avec le PC et avec le smartphone…
- …

:bulb: Bon à savoir…

Tout ce qui est nécessaire pour dessiner votre itinéraire (départ, points de passage, arrivée et zones interdites) se trouve dans l'URL. C'est le « l'adresse » de la page.

Enregistrer cette URL (comme marque-page Internet ou même comme texte dans un “bloc-note”) est donc un très bon moyen d'enregistrer votre travail, par exemple pour le retravailler plus tard.

c. Ouvrir cet itinéraire avec OsmAnd, Organic Maps ou CoMaps…

Ici, c'est un peu “chacun pour soi”, dans la mesure où chaque solution utilisée pour passer le fichier vers son smartphone et chaque smartphone aura sa particularité. Il faut s'exercer…

Ensuite… (quelques petits trucs à noter) :
- La trace GPX est ouverte par le logiciel de navigation de la même façon qu'on afficherait un déplacement effectué et enregistré par le passé. A priori, elle est là à titre indicatif et elle facilite grandement l'établissement des points de passage à programmer sur son smartphone.
- Dans OsmAnd, il existe la possibilité de “suivre la trace”, ce qui dispense de planifier à la main les points de passage sur son smartphone. Mais prudence : il faut un peu d'expérience pour savoir si le GPS n'est pas en train de vous faire faire demi-tour parce que vous avez quitté la trace à un moment, même si vous êtes de nouveau dessus.
- Même avec des points de passage programmés nous-mêmes, il faut de l'expérience pour savoir ce que le GPS décidera si vous avez “manqué” un point de passage : demi-tour pour passer à l'endroit exact ?
- BRouter a utilisé son propre algorithme pour vous dessiner un itinéraire, mais ceux de OsmAnd et Organic Maps ou CoMaps raisonnent sans doute différemment et ne vous feront pas passer par tous les mêmes endroits. C'est en comparant la trace (importée de l'ordinateur et l'itinéraire décidé par le GPS de son smartphone qu'on peut s'assurer que tout est O.K.

F

François Fri 11 Jul 2025 8:48PM

OSM est un bien commun ? Qui l'entretient, alors ?

Tout le monde, donc peut-être vous aussi !

Les internautes peuvent se créer un compte sur OpenStreetMap et contribuer à l'entretien de la carte.
1. En passant en mode édition sur le site ou même en utilisant un logiciel dédié. C'est assez technique, surtout parce qu'il faut bien respecter les conventions. Il y a des groupes de discussion (entre autre sur Matrix, dans le cas de OpenStreetMap-Belgique) qui se concertent pour trouver la meilleure façon de représenter telle ou telle réalité.

Ça va très loin. Par exemple, une voie de circulation a pour caractéristiques sa largeur ou le nombre de bandes, si les cyclistes et les piétons y ont des espaces dédiés, la qualité du revêtement en termes de dureté et de rugosité, etc.

Tout ça prend quand-même un peu de temps…


2. Avec Street­Complete (uniquement pour Android, pas pour les iPhones), on peut compléter des informations manquantes de façon ludique au gré de ses balades : l'application vous localise, cherche les éléments manquants à proximité et vous pose des questions auxquelles il vous suffit de répondre :
- Le trottoir est-il stabilisé ?
- La piste cyclable est-elle matériellement séparée de la chaussée ?
- Les vélos peuvent ils circuler en sens contraire (“SUL”) ?
- …
Vue de loin, la carte paraît très complète, mais les informations utiles aux usagers faibles sont souvent perfectibles.

Il faut aussi avoir un compte “utilisateur” sur OpenStreetMap pour pouvoir s'en servir.



F

François Fri 11 Jul 2025 8:50PM

OSM est une base de données ? On peut l'interroger ?

Oui ! On peut chercher des objets qui ne sont pas représentés sur la carte (ou bien pas sur toutes) ou bien qui sont trop disséminés dans le territoire pour pouvoir être facilement trouvés.

Ici aussi, la démarche est un peu technique et sans doute pas indispensable dans la vie de tous les jours, mais amusons-nous un peu par un exercice :
Comment trouver les distributeurs de billets sur plusieurs communes, par exemple ?
1. Comment s'appelle ce que je cherche (dans le jargon d'OSM) ?

Pour le savoir, on va zoomer pour se rapprocher d'un des objets que l'on veut chercher, puis cliquer sur l'icône “Interroger les objets” à droite, celle avec la flèche et le petit point d'interrogation. (Il faut être suffisamment “proche” en zoomant, sinon on ne peut pas l'activer.)

Ensuite, on va cliquer sur l'objet qui nous intéresse et une colonne va apparaître à gauche avec la liste des objets proches et de ceux qui les englobent.



On peut alors cliquer sur l'objet en question et voir apparaître ses caractéristiques, parmi lesquelles on va identifier celle qui est caractéristique de ce qu'on cherche. (Ici, l'attribut “amenity” a pour valeur “atm” (Automatic Telling Machine = distributeur de billets de banque).

Bingo ! (Il faut parfois quelques essais…)



2. On ouvre la carte sur “overpass-turbo.eu”, l'outil graphique d'interrogation de la base de données d'OSM.

On quitte le Colisée pour aller là où on va chercher des objets, par exemple en province de Namur, et puis on clique sur le bouton “Assistant”.

Là, dans le champ de recherche, on va saisir “amenity=atm”.

(C'est l'attribut interrogé, puis le signe “=”, puis la valeur de l'attribut.)

Et puis on clique le bouton “Construire la requête”, ce qui nous ramène sur la carte, avec la requête correctement formulée dans la colonne de gauche.

On peut alors cliquer sur le bouton vert “Exécuter” et voir apparaître tous les points de notre vue de la carte qui répondent à notre condition.

Il y a moyen de faire des requêtes en conjuguant les critères. J'ai par exemple un jour cherché tous les n°18 des rues “Joseph Wauters” de Wallonie. Un paquet de gens habitent dans la même rue et au même numéro que moi. En tout cas pour ce qui est des nom et numéro…

Ce genre de recherche est aussi possible avec BRouter.

Comme il y a moins d'aide pour la construction de la requête (même si elle est bien plus courte), on s'y attarde moins ici.

Très rapidement, pour essayer : sur BRouter, cliquer sur l'icône “tas de cartes” en haut à droite, puis sur “[+] Calques personnels” et là, donner un nom (ATM) à sa “surcouche” et copier-coller “nwr[amenity=atm]” dans le champ “URL ou requête du calque”. Valider ensuite en cliquent sur “Ajouter une requête overpass”.

Il y a maintenant une nouvelle surcouche que l'on peut activer ou désactiver selon les besoins.

F

François Fri 11 Jul 2025 8:57PM

Faire SA carte sur Internet

OpenStreetMap ne contient que ce qui est susceptible d'intéresser tout le monde. Répertorier sur la carte les lieux de résidence de vos amis, les endroits où ont été tournées des scènes cultes de vos films favoris ou encore les lieux où Saint Nicolas a fait des apparitions ne peut pas être fait sur OSM.

Ce pourrait être le sujet d'une animation complète, mais évoquons tout de même ici le logiciel uMap, dont Framacarte est une instance.

Grâce à ces serveurs, annoter la carte pour partager des informations de lieux ou collaborer à son élaboration est très intuitif.

Quelques exemples que j'ai réalisés :
- Les Codes postaux de Namur et environs
- Le Beau Vélo de RAVeL (Hannut 2023)
- La Rénovation Urbaine de Hannut
- Les Points noirs vélo (archive de Uello)

F

François Fri 11 Jul 2025 8:58PM

Imprimer ? Utiliser comme image ?

Comme les données sont libres d'accès (et réutilisables sous les conditions habituelles de partage), OpenStreetMap permet ce qui est interdit chez Google Maps : obtenir les données d'origine et les utiliser un peu comme on veut.

Par exemple, OSM permet de créer des images d'une partie de la carte à différents formats, y compris dans des formats vectoriels, ce qui permet un agrandissement sans voir apparaître les pixels.

Pour ça, cliquer sur l'icône “partager”, puis jouer avec les paramètres pour obtenir l'uimage qu'on veut.

- Formats matriciels (basés sur les pixels, comme une photo) :
- PNG (compression sans perte)
- JPG (compression avec pertes)
- WEBP (adapté aux pages web)
- Formats vectoriels (basés sur des lignes et des polygones)
- SVG (modifiables par la suite)
- PDF (moins faciles à adapter ensuite)

N.B. L'échelle est une notion qui n'a pas tout son sens ici, puisque c'est un rapport entre les longueurs sur la carte et celles de la réalité. Ici, il faut comprendre que le niveau de détail est adapté à telle ou telle échelle : très peu de détails sur une carte au 1:1 000 000, mais beaucoup plus sur une au 1:10 000.

L'échelle réelle dépendra de la taille que vous aurez une fois l'image sur papier…